Un nom mystérieux et envoûtant pour l’une des plus vastes familles de plantes fleuries.

Les orchidées, présentes sur l’ensemble des continents, constituent l’une des plus grandes familles de plantes à fleurs. Plus de 25 000 espèces différentes sont réparties sur la planète dont une majorité dans les zones humides tropicales et subtropicales.

Un nom d’origine grecque pour désigner une famille riche en variétés, couleurs et parfums.

C’est par analogie à la forme des tubercules d’orchidées que vient l’origine du nom « Orchidée ». Orkhis est en effet un nom grec qui signifie « testicule ».

Les orchidées sont présentes dans presque toutes les régions de la planète. Leur nombre varie selon les latitudes. Des pays comme la Colombie ou la Thaïlande recèlent un nombre élevé de variétés. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il existe presque une centaine d’espèces en France. Des orchidées présentes dans les sous-bois ou prairies, généralement de petite taille, mais présentant des formes et des couleurs remarquables !

Chaque espèce d’orchidée se développe dans une aire géographique bien définie dont la taille peut varier considérablement : d’une petite surface de quelques centaines d’hectares à un sous-continent tout entier !

Au sein même de ces zones géographiques, chaque espèce d’orchidée fait appel à des insectes pollinisateurs spécifiques pour assurer sa pollinisation et sa reproduction.
Au cours de l’évolution, certaines espèces ont même développé des formes de fleurs ressemblant à s’y méprendre aux insectes eux-mêmes !

Les grandes catégories d’orchidées : terrestres et épiphytes.

Il existe essentiellement deux types d’orchidées : les orchidées terrestres qui s’enracinent dans le sol comme les autres plantes et les orchidées « épiphytes » (du grec epi qui signifie « sur » et phuton qui veut dire « plante »). Ces dernières se développent sur les troncs d’arbres, leurs racines s’y agrippant, tout en étant exposées à l’air et à la lumière afin de capter l’eau et les nutriments nécessaires à leur croissance.

Les orchidées terrestres sont essentiellement présentes sous les climats tempérés comme en France. Les orchidées épiphytes se développent dans des régions tropicales.

La culture des orchidées et la mise au point de variétés hybrides se sont principalement effectuées à partir d’espèces tropicales. Ainsi, les orchidées proposées dans le commerce proviennent essentiellement des genres d’orchidées épiphytes et de leurs hybrides, obtenus à partir de croissements.

Les Phalaenopsis, Vanda, Cattleya sont, entre autres, des espèces épiphytes.

Principales caractéristiques des orchidées épiphytes

Les racines aériennes des orchidées jouent plusieurs rôles : elles permettent à la plante de se fixer sur son support, de capter l’humidité ambiante et les nutriments, de respirer et d’exercer une fonction de photosynthèse. Le volume racinaire peut prendre des proportions importantes.

Les racines présentent en surface un tissu vital, le « vélamen », de couleur blanc nacré qui est doué de multiples propriétés dont celles d’absorber rapidement l’eau, de protéger thermiquement les racines et de se fixer solidement à leur support.

La couleur verte des racines témoigne de leur fonction photosynthétique.

Les feuilles des orchidées sont la plupart du temps en nombre restreint.
Il existe de multiples formes : élancées, plates, ovales ; à l’aspect glabre ou recouvertes de poils ; caduques ou persistantes, …

L’aspect des feuilles est souvent un bon indicateur quant à l’entretien de la plante :

-      des feuilles épaisses suggèrent un arrosage parcimonieux,

-      des feuilles tendres et persistantes un arrosage régulier,

-      si les feuilles sont caduques, l’orchidée nécessite un temps de repos total et prolongé.

Les orchidées épiphytes présentent deux catégories de tiges, caractéristiques de leur mode de croissance :

-      croissance sympodiale pour les tiges rampantes ou rhizomes (par exemple les Cattleya). Chaque année une nouvelle pousse se développe de laquelle se différencient une nouvelle portion de rhizome et un nouveau pseudo bulbe porteur d’une ou plusieurs feuilles et une inflorescence.

-      croissance monopodiale pour les tiges dressées (par exemple les Vanda). La nouvelle pousse se développe au sommet de la tige, les nouvelles racines aériennes se situant plus bas.

Les fleurs des orchidées dévoilent une grande diversité de structures. Elles présentent une symétrie dans le sens vertical uniquement.

Les fleurs sont composées de trois sépales qui s’épanouissent en forme de triangle à l’arrière de la fleur et dévoilent trois pétales intérieurs. Deux s’étalent de manière symétrique et horizontalement sur le côté, le pétale central, quant à lui, est souvent projeté vers le bas. Appelé le « labelle », sa forme est conçue pour attirer les insectes, leur servir de point d’appui et les conduire vers l’intérieur de la fleur et favoriser ainsi la pollinisation.
Selon les espèces d’orchidées, les labelles peuvent prendre des tailles, des formes, des structures, remarquables et fascinantes !